Face à la dégradation de la qualité des transports en commun et l’omnipotence de la voiture, Metz Metropole fait le choix d’une solution innovante et efficace, qui répond précisément aux attentes des habitants.

Priorité au carrefour à Rouen
Imaginons l’agglomération dans 3 ans, si rien n’était fait…
De 16,7 km/h en moyenne en 2004, la vitesse actuelle des transports en commun (bus de ville) descendrait à 15 km/h en 2013.
Avec la baisse de la vitesse, les temps de parcours s'allongeraient et l'attractivité du réseau diminuerait encore. Le réseau voit actuellement sa clientèle diminuer, une baisse estimée à 0,5% par an, soit 80 000 voyages par an.
En l'absence de solutions alternatives, la croissance des déplacements ne pourrait être assurée uniquement par le mode automobile.
25% des ménages de la région messine ne disposent pas d'automobiles. L'accès aux nouveaux équipements où à l'emploi deviendrait plus problématique.
L’augmentation de l’offre pourrait apporter une amélioration quantitative en diminuant la surcharge de certains bus en heures de pointe.
Mais, une augmentation du nombre de bus ne règlerait pas la question centrale qui est la diminution de la vitesse commerciale du fait de bus prisonniers de la circulation générale.
Une telle solution, outre son coût, est difficilement envisageable compte tenu des voiries concernées. Elle entraînerait une congestion totale de la circulation automobile et irait à l’encontre du but recherché. Seule une nouvelle organisation du réseau permet de concentrer les efforts sur l’aménagement de quelques axes essentiels.
La régulation des carrefours visant à donner une priorité au bus n’est possible que si le nombre de passages de bus est limité.
Sur certains axes où circulent plusieurs lignes (10 lignes entre les arrêts « Roi George » et « République » soit plus de 50 bus par heure et par sens), donner une priorité au bus dans les carrefours signifierait rendre impossible toute traversée de l’avenue Robert Schuman. (Il y a en général 30 à 40 cycles de feu par heure).
La solution est plutôt dans l’augmentation des capacités des matériels roulants sur certains tronçons les plus chargés pour diminuer le nombre de passages de véhicules de transport.
L’insertion d’un tramway sur le tracé choisi par Metz Metropole aurait été compromise par la configuration du centre de Metz avec ses rues très étroites (rue Haute Pierre, rue du Juge Pierre Michel) et son patrimoine historique.
D’autre part, cette solution est très efficace dans les agglomérations plus peuplées que la région messine.
Sa rentabilité demande une densité moyenne de population de l’ordre de 6 à 8 000 habitants par km de ligne. Or, le plus grand nombre d’habitants par kilomètre dans une bande de 500 mètres de part et d’autre de la ligne atteint 4 800 personnes (ligne Woippy-Borny).
D’autre part, la clientèle attendue est de 36 000 voyages par jour, ce qui est faible pour un tramway.