Les trois parcs relais METTIS, situés en bout de ligne à Woippy, à Metz-Expo et en centre-ville, rue Rochambeau, vont réunir les conditions nécessaires pour inciter les automobilistes à abandonner leurs véhicules et faire le choix du transport collectif.
Faciles d’accès, les parcs relais se distinguent grâce à une signalétique claire, des conditions de sécurité optimum, un grand confort et une tarification incitative. Ils permettront aux automobilistes de trouver une place de parking facilement et d’écourter leur temps de parcours pour arriver à proximité de leur lieu de travail, en toute décontraction !
On estime que la mise en service du METTIS incitera environ
8 000 automobilistes à changer de mode de transport.
Le METTIS va desservir plus de la moitié de la population messine, et 25 % de la population de l’agglomération. Son tracé a été défini en fonction des besoins des habitants.
80 % des emplois de Metz et 52 % de ceux de l’agglomération seront directement desservis par le METTIS. C’est donc une majorité de la population de l’agglomération de Metz Métropole qui va bénéficier du nouveau réseau !
D’autre part le projet METTIS, c’est aussi la réorganisation de l’ensemble des lignes de bus de l’actuel réseau de l’agglomération : les dessertes de périphérie à périphérie, et l’intermodalité entre les différents types de transport vont être améliorées au bénéfice de toute la population.
METTIS est « LA » solution pour réduire son temps de parcours.
Ses voies en site propre (voies réservées) garantissent au METTIS une vitesse commerciale moyenne de 20 km/h avec une desserte fréquente allant de 4 à 8 minutes.
Par exemple, les 6 km séparant la Place de la République et les Hauts de Blémont, actuellement parcourus en 32 mn, seront couverts en 18 mn avec la mise en service du METTIS, soit un gain de temps de plus de 43% !
Un TCSP n’est pas indispensable. Une politique anti-automobiles aurait pu être engagée (tarification dissuasive, zones 30…), combinée avec une réorganisation du réseau de bus classiques (plus de bus ?). Mais alors, c’est l’ensemble du projet de réaménagement urbain - création de pôles d’activités, d’éco-quartiers, de lieux culturels - qui aurait perdu en pertinence. Les modes doux (marche à pied, vélo, …) n’auraient pas trouvé les conditions de leur développement et le problème de la saturation du réseau routier et ses conséquences sur l’environnement se serait posé inlassablement.
En faisant le choix du TCSP, Metz Métropole a voulu enrayer la dégradation du réseau actuel de transports en commun et faire un choix d’avenir, en pensant à la qualité de vie de ses habitants.
Une large partie du budget METTIS est consacrée aux commandes liées au chantier, réalisées directement ou en sous-traitance par des entreprises locales. Cela concerne également tous les aménagements urbains de façade à façade, les terrassements, les réalisations d'œuvres d'art, d’espaces verts, de plantations d'arbres d'alignement… Le secteur des BTP est particulièrement concerné par ce grand chantier qui va contribuer à la relance ou au soutien de ce secteur économique important.
La réalisation du projet METTIS devrait permettre de mobiliser environ 2 100 emplois directs et indirects durant la phase de chantier prévue pour une durée d’environ 3 ans.
Le projet METTIS fait partie intégrante de la démarche « développement durable » initiée en octobre 2008 par Metz Métropole afin d’améliorer la qualité de l’air et de diminuer les nuisances en ville.
Le METTIS, véhicule hybride, émettra moins de gaz à effet de serre et de polluants que la flotte de bus actuelle..
Selon l’étude réalisée par l’AGURAM (dans le cadre du dossier d’appel à projet), le gain de CO2 induit par la mise en œuvre du projet METTIS est estimé à 1,53 tonne par jour, soit 374 tonnes par an, dès la mise en service du projet.
METTIS va donc contribuer à diminuer l’ensemble des nuisances urbaines : pollution, bruit…et stress.
METZ MÉTROPOLE a pris une série de dispositions fortes, voire contraignantes pour les entreprises afin de limiter les impacts du chantier sur l’environnement. Une charte pour un chantier vert, conforme aux engagements de développement durable, a été élaborée.
Voici quelques-unes des dispositions obligatoires pour les entreprises travaillant sur le chantier.
Elles devront notamment : réduire les nuisances en limitant les poussières, diminuer les nuisances sonores grâce à un outillage insonorisé et en évitant de travailler la nuit, gérer et trier les déchets, assurer un recyclage des matériaux de terrassement, ne pas envoyer de boues ou les eaux de lavages des toupies de béton dans les réseaux pluviaux ou les rivières, etc.…
Metz Métropole à fait le choix de travailler avec la Société Belge Van Hool. Celle-ci a développé pour son catalogue un modèle de BHNS : L’ExquiCity. Ce véhicule commandé aussi par la ville de Parme est disponible en plusieurs motorisations. Sa longueur est de 23,820 mètres et peut accueillir jusqu’à 150 personnes.
En exclusivité pour la ville de Metz, Le design des faces avant et arrières seront modifiés afin de créer un véhicule à la ligne unique et clairement identifiable.
Ni bus ni tramway, le nouveau véhicule roulant METTIS vise à optimiser les atouts de l’un et de l’autre pour atteindre une forme d’équilibre idéal. Novateur, il incarne l’agglomération messine de façon évidente.
Non, il faut tout refaire ou le faire passer ailleurs. Ce serait un nouveau projet.
Les bus qui ne seront plus en circulation seront affectés à d’autres lignes pour les renforcer et réduire le temps d’attente entre deux bus. Ceci ayant pour effet l’amélioration du service.
Une étude de restructuration du réseau TCRM est en cours. Le nouveau tracé du réseau sera connu à l'horizon 2013. Le nouveau réseau tiendra compte de la mise en service de METTIS.
Cette question est actuellement à l’étude. Nous bénéficierons d’avantage d’information d’ici à l’horizon 2013.
Le projet du futur réseau de bus est disponible à la consultation sur le site internet de Metz Métorpole :
http://www.metzmetropole.fr/site/action_transport_busetvous_1.php
Construire un tramway en France coûte plus cher car les obligations de fabrications ne sont pas les mêmes qu’en Allemagne. La reconfiguration de l’espace urbain n’étant pas une obligation par exemple. En France, le coût d’un kilomètre de voie pour un tramway s’élève à 20 millions d’euros, alors qu’il n’est que de 8 millions pour un BHNS.
Conformément au Code des Marchés Publics, le commanditaire du marché décide du choix du constructeur. Dans le cas du projet METTIS, il s’agit de Metz Métropole.
Metz s’appelait à l’époque romaine Divodurum Mediomatricorum, d’un nom celtique à finale latinisée Divodurum, de divo « sacré » et duro- « forum, marché » des Médiomatriques, tribu celtique dont Metz était la capitale.
Elle est attestée sous la forme Metensis au IIIème siècle, puis Civitas Mediomatricorum Mettis sous Honorius, puis Mettis, en 511 (que l’on retrouve sur des monnaies du règne de théodebert).
Les formes Metz ou Metze ne sont mentionnées qu’à partir des XIIIème et XIVème siècles, puis Mets, et enfin Mès ou Mées au XVIème siècle.
La nouvelle SEM (qui s’appelle TAMM dans un premier temps) remplacera au 1er Janvier la SEM TCRM. Sur le fond , rien ne change.
L’actionnaire majoritaire reste Metz Métropole avec 60% du capital . L’autre actionnaire ne sera plus VEOLIA TRANSDEV mais KEOLIS.
KEOLIS, le nouveau délégataire, apporte sa technicité et son savoir faire et procédera aussi à des investissements comme le renouvellement des bus.
La durée du contrat de délégation est de 12 ans. KEOLIS est une filiale de la SNCF. La délégation de service public porte bien sûr sur les bus (dont METTIS),
mais aussi sur d’ autres moyens de transport ( vélos, autopartage,…). Le contrat prévoit ainsi des options qui seront décidées le moment venu.